lundi 21 mars 2011

LES BONNES NOTES ETAIENT MUSICALES

La douceur printanière d'une saison naissante enveloppait les coteaux de Samadet. La placita rectangulaire ouvrait la temporada des novilladas piquées. Le bon comportement, l'an dernier, en ces mêmes lieux, du bétail d'Antonio Lopez Gibaja laissait augurer une tarde des plus agréable. Hélas, six fois hélas !!!
Comme l'hirondelle qui n'a jamais fait le printemps, le lot de novillos prometteur peut au final, s'avérer fort décevant.
De belle présentation, avec six robes affichant une gamme de coloris entre colorado et castano oscurro, mais dont force et moral de combattant faisaient défaut. Faiblesse et soseria furent les éléments les plus remarqués. Et ce n'est pas la vuelta, aussi ridicule qu'inutile, accordée au 4 par une présidence dépassant les limites de l'incompétence et du mauvais goût (un assesseur s'autorisant à prendre des photos pendant l'arrastre du novillo !!), qui relèvera le niveau d'un lot carencé en caste et bravoure (monopique allégée de rigueur). Le 4 s'employant dans une poussée légère, terminée latéralement, en se collant au cheval. Est-ce cela un toro brave ?

Côté bipèdes, Thomas Dufau (silence et salut), qui attaque la dernière ligne droite avant l'alternative montoise, abrègera les débats avec le faible premier et construira sa faena habituelle devant son second opposant. Soit : passes cambiadas initiales au centre du ruedo, trois séries de derechazos, une série de naturelles (point trop n'en faut !!) et les sempiternels redondos inversés. De la qualité dans quelques droitières liées et templées, mais une sensation de déjà vu (et revu !!) manquant singulièrement de personnalité et de sentiments.
Fernando Adrian (une oreille avec pétition ultra minoritaire-moins de 10 mouchoirs blancs- et silence) a insisté (trop) longuement face au deuxième du lot, faible et soso avant de toréer très au large, sans risque ni dominio, le fade cinquième.
Juan Leal (une oreille et salut) débutait en piquée. Il a montré son envie face à deux adversaires courts de charge et plein de soseria. A son crédit, une estocade engagée et efficace (bien que légèrement tombée) face à son second novillo.

Une interrogation : pourquoi cette "zone" de pique positionnée dans le prolongement du toril et qui fait se placer le piquero à vingt mètres de la porte, donc bien loin de l'endroit adéquat pour tester la réelle bravoure de l'animal ?

Une satisfaction : la grande qualité musicale de la pena Al Violin ; toujours délicieusement agréable à entendre.
En résumé : lo mejor ? La banda !!...

Miguel de Burdeos

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