mardi 14 juin 2011

LE BIEN ET LE MAL, VERSION VIC

Vic 2011 est terminé. Retour sur le bon et le moins bon de cette édition.
  • Muy bien :
- Les toros de Madame Dolores Aguirre. Dans le type et le comportement de la maison : mansos con casta et de belle présentation, ils permettaient pour qui voulait s'arrimer un minimum.

- Le piquero Tito Sandoval pour ses deux prestations (face au 5° Palha et au Fuente Ymbro de la concours) qui démontrent qu'il existe encore d'excellents acteurs du premiers tiers.

- Sergio Aguilar, auteur d'une grande faena à son second Alcurucen. Sincérité et aguante, rematées par une magnifique série de naturelles, données de face, les pieds joints.

  • Bien :
- Le premier tiers du toro de Flor de Jara qui malheureusement se "dégonflera" au troisième. Un toro qui répond promptement au cite du piquero, qui pousse avec franchise et alegria. La vraie bravoure.

- Le temple de David Mora. Avec un plus de sincérité et un poil supplémentaire de dominio, j'adhère au fan-club.

- L'engagement quasi suicidaire de Fernando Robleno à l'estocade de son premier toro.

- La lidia de Javier Castano face au 5° Palha. Il prend position pour la concours 2012.

- La présentation des lots de Cebada Gago et Alcurucen.

- La vraie bravoure (voir plus haut) des Alcurucen (excepté le 5, plus discret et le 6, manso).

  • Malo :
- La vuelta "offerte" au 5° Palha. Présent sur les deux premières rencontres avec le cheval mais très tardo, hésitant, piqué hors zone à la troisième et éteint au troisième tiers. Un bon toro, mais un toro incomplet et donc, pas un toro de vuelta.

- Le sorteo de Julien Lescarret. Une alimana de Victorino Martin et un Coimbra décasté.

- Rafaelillo et Robleno qu'on a connu guerriers et qui furent petits soldats.

- Luis Bolivar. Une erreur de casting à Vic, aussi longtemps qu'il toréera en regardant le miroir invisible qui semble lui faire face.

- Padilla et ses" Padilleries" qui ont encore leurs supporters. Amateurs de banderilles à cornes passées, unissez-vous !!

  • Muy malo :
- La présentation déplorable du lot de Palha (et du toro de la concours) et les armures astillées du Victorino Martin et du Fuente Ymbro.

- Alberto Aguilar qui a perdu son toreo, son envie, sa générosité. L'effet Casas ?

- Le festayre, plus imbibé qu'une éponge, qui, dans son délire éthylique, se met à insulter les aficionados, très placides, qui sortent des arènes, en leur promettant les foudres de l'enfer pour se délecter de la mort d'un toro.
L'alcool n'a jamais rendu intelligent; les cons ne devraient pas en abuser !!

Miguel de Burdeos

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