vendredi 18 novembre 2011

BILAN TEMPORADA 2011 (1)

Novilladas sans picadors

Le meilleur des novilladas non piquées vues cette année à Magescq, Vic-Fezensac, Garlin, Aignan, Mugron, La Brède, Castelnau Rivière-Basse, Eauze, Hagetmau, Bayonne, Riscle, Dax, Roquefort, Le Houga, St Sever.

Meilleurs lots d'erales
  • Le Lartet à Riscle
  • Le Lartet à Aignan

Meilleurs erales
  • Le Lartet sorti en 1 à Riscle
  • Toros de Cortes sorti en 3 à Dax (finale)
  • Le Lartet sorti en 4 à Aignan

Meilleurs novilleros sans picadors
  • David Martin Escudero
  • Brandon Campos

Coups de coeur
  • NSP concours de Castelnau Rivière-Basse
  • David Gonzalez à Riscle
Miguel de Burdeos

lundi 14 novembre 2011

VIVA BALTASAR

En cette journée ensoleillée de St Martin, la pena Jeune Aficion de St Sever proposait une originale et intéressante Fête des Encastes. Ainsi, la traditionnelle novillada non piquée voyait s'affronter six erales d'origine distincte.

Un Pablo Mayoral (encaste Veragua, lignée minoritaire chez ce fer, à dominante Santa Coloma), jabonero claro de belle présentation. Sa faiblesse ne lui permit pas d'exprimer ses intentions que l'on devinait combatives.

Un Castillejo de Huebra (encaste Murube), manso, querencioso et à la charge allègre qui sera exploitée au mieux par un Borja Jimenez sachant imposer sa muleta, mais dans un toreo, à mon goût, trop voyagiste.

Un Cruz Madruga (encaste Martinez), bizco, doublement astillé, faible et à la charge réduite.

Un Urcola (encaste Urcola), léger avec un fond de caste intéressant sur la corne gauche. La droite restera une énigme car n'ayant pas été exploitée par un Juan Cortes très superficiel.

Un Astarac (encaste Pedrajas), court de charge et à court de caste.

Un Baltasar Iban (encaste Contreras-Domecq, par Los Guateles), léger et de belles hechuras. Noblesse encastée, charge vibrante et galopante pour un eral de grande qualité qui surclassera un Tiago Santos passé à côté du triomphe qu'offrait le Baltasar.

Juan Cortes : silence avec un avis - silence avec un avis.
Borja Jimenez : 1 oreille - salut.
Tiago Santos : silence - vuelta avec un avis.

Miguel de Burdeos

vendredi 4 novembre 2011

ARTICLE 6

L'article 6 des statuts du défunt Club Tauromachique Bordelais disait ceci : "Aucun membre du Club, ni de son Conseil n'aura le droit d'exiger, ni de solliciter des faveurs spéciales des organisateurs des courses de taureaux quels qu'ils soient, afin de conserver l'entière indépendance du Club ".

Combien de penas ou clubs taurins contemporains ont rédigé et appliquent des statuts identiques ?
Les callejons encombrés d'individus inutiles au bon déroulement de la course m'incite à penser que le nombre est très réduit !!

Miguel de Burdeos

mercredi 26 octobre 2011

UN BOL D'AIRE

Les cinq premiers étaient marqués du fer d'Hubert, le sixième portait la marque de Françoise. Les six pensionnaires de la Bélugue n'usurpaient pas leur qualité de toro de lidia entrevue sur les affiches de promotion. De la tête, de belles hechuras et du trapio pour les Yonnet d'Aire sur Adour.
Avec moins de faiblesse, les 1 et 4 auraient pu pleinement exprimer leur noblesse. Intéressants furent les 2 et 3, nobles avec un fond de caste non négligeable. Du genio et des derrotes pour le 5. Encasté, mal exploité et supérieur à son opposant bipède, le 6.
Tous partirent à, au moins, deux reprises vers le cheval (trois rencontres pour les 4 et 5, tous deux tardos), sans s'employer sous le fer.

Javier Castano (vuelta - vuelta) a hérité d'une faible doublette. Il lidia avec la volonté de mettre en valeur les cornus. Mérite lui en soit rendu.
Manuel Escribano (salut avec 1 avis - vuelta) a montré, dans sa première faena, qu'il avait une bonne main gauche et qu'il n'hésitait pas à s'en servir. Enfin, quelqu'un qui ose toréer al natural !!
Il ose également, dans des terrains ultra réduits, des poses de banderilles al quiebro por dentro, qui changent des sempiternels et inesthétiques (à mon goût) violin en tout genre.
Medhi Savalli (silence avec 1 avis - silence avec 1 avis) devrait s'interroger sur son avenir dans ce métier. Avec des muletazos enganchés, des pasitos atras, des placements approximatifs, il est resté très en deçà des possibilités de ses deux toros.
Dommage !! Pour lui. Pour l'éleveur. Pour l'aficion.

Déroutante et contradictoire aficion qui réclame des toros et qui ne se déplace pas quand ils sont présents (une demi-arène). Les vrais toros font moins recette que les fausses vedettes !!

Miguel de Burdeos

lundi 24 octobre 2011

PLAZA EDEN PARK

Un Rougerie encasté.
La bravoure de Mas.
La noblesse de Trinh-Duc.
Un Dusautoir débordant de race.
Les qualités des toros se retrouvent chez les rugbymen.

Le genio de MacCaw.
Les défauts aussi ...!!!

Miguel de Burdeos

lundi 17 octobre 2011

SOL DEL PILAR


Le soleil se lève sur le campo d'Aragon. Mercredi 12 octobre, dia del Pilar, jour des offrandes. La Virgen del Pilar attend son floral manteau. Six millions de fleurs, 400 000 personnes dans les rues de Saragosse. Des Aragonais(es) en costume traditionnel, des touristes en pèlerinage, des aficionados égarés. Belle journée pour entretenir mon agoraphobie !!

Trois quart d'arène pour El Cid, M.A. Perera, Daniel Luque et les toros (?) de Parlade. Dix cornus sont entrés en piste : sept Parlade (les six programmés, plus le 1 bis), un San Mateo (2 bis), un San Pelayo (2 ter), 1 Las Ramblas (5 bis). Dénominateur commun : faiblesse et decastamiento. Les Parlade avaient de la tête et .... c'est tout !! Laids et mal foutus qu'ils étaient. Le chroniqueur du Heraldo de Aragon écrira qu'ils avaient, je cite, :"des culs de poulets" !! Les deux "Saints" du Nino de la Capea, très anovillados, étaient des sobreros typés toros de Dax ou Mont de Marsan version 2011!! Daniel Luque obtiendra l'oreille de son second en s'arrimant, tel un novillero, pour arracher quelques muletazos, dans un toreo de qualité, au final encimista. Une épée placée et engagée conclura l'ouvrage de l'andalou.

Jeudi 13 octobre. Les Nunez d'Alcurrucen ont composé un lot de présentation homogène et correcte avec un fond initial de mansendumbre qui révèlera, sous le fer, pour les 2, 3 et 5, une bravoure génératrice de noblesse encastée.
Curro Diaz est passé par Saragosse !! Sans envie, sans éclat, tels ces pseudo-artistes pour qui s'arrimer face à du bétail difficile est banni du vocabulaire. Juan Bautista est resté très en dessous des 2 et 5. Leandro Marcos a montré quelques sincères dispositions face à ses deux opposants.

Vendredi 14 octobre. 12h00, apartado. Sont mis en chiquero, quatre jaboneros, deux negros et deux castanos marqués du fer de Prieto de la Cal. 16h30, le dépliant-sorteo du jour annonce cinq Prieto (dont deux jaboneros), un Alcurrucen (le 4) et deux sobreros de Lozano Hnos. Où sont passés les deux jaboneros du matin ? Cosas de toros !!
Des toros décastés, mansos, mal présentés (excepté le 6) et, pour certains (2 et 4), fort mal lidiés. Le toro du fer d'Alcurrucen, qui ira, en manso, à cinq reprises vers les chevaux et montrera, au troisième tiers, un fond de caste sera le seul intéressant de la tarde.
Fernando Robleno fera face avec honnêteté. Alberto Aguilar sera brouillon et en partie desconfiado. Carlos Gallego, aragonais qui toréait sa deuxième corrida de la temporada, sera volontaire et soutenu par son public.

Samedi 15 octobre. Après la bonne prestation de l'an passé, le lot de Cuadri était très attendu. Si la présentation fut de qualité, le comportement laisse un sentiment mitigé. Trois toros (2, 3 et 4) furent d'intérêt, avec mention au très brave 2 qui poussa franc et fort lors de ses deux rencontres avec le cheval et montra sa caste, sur sa corne gauche. Les 3 et 4 manquèrent de force pour être de vrais braves. Les trois piques (en fait des picotazos) que pris le 4 (bien lidié par J. Castano), après des départs à mi-distance et sans s'employer, ne font pas, selon moi, un toro complètement brave. La franchise de la charge était là, manquait l'énergie. Preuve en est, qu'il s'affaissa après le troisième contact et qu'il alla a menos tout au long de la faena. Les trois autres bichos alternèrent entre genio, soseria et decastamiento.
Javier Castano fut, comme de coutume, un bon lidiador. Pour l'aragonais Luis Antonio Gaspar "Paulita", c'était la première sortie en habit de lumière de l'année. Bien qu'il fût appliqué, le manque d'oficio se fit sentir. Ivan Garcia fut sérieux et sincère dans ses prestations. Pour les trois toreros, des difficultés avec les aciers.
Concluons avec ce qui restera le meilleur moment de la tarde, la grande paire posée par David Adalid (cuadrilla de J. Castano) face au 4. Un geste salué par la plaza entière qui se leva pour rendre hommage au banderillero.

Miguel de Burdeos

mardi 11 octobre 2011

TOROS EN LE HOUGA

Un air rafraîchissant souffle sur la placita rectangulaire. Loin des ferias estivales. Celles qui se prennent très au sérieux sans totalement s'assumer ou celles qui ont perdu leur sérieux !!
Au Houga, petite commune gersoise, on n'y va pas pour se montrer et moins encore pour être vu. Cela élimine bon nombre d'opportunistes. J'aime cet endroit. Il respire l'honnêteté des gens sincères.

Les erales navarrais d'Angel Santafe Marton ont rendu la tarde agréable. La noblesse encastée des bons 2 et 5 (celui-ci primé d'une vuelta) a débordé un Kike limité, peu dominateur et qui ne saura exploiter ses deux opposants. Silence et vuelta avec légère pétition au 5.
Face au lot le plus court de charge (le premier était diminué par un arrière train défaillant), le madrilène Victor Alvarez montrera son envie et ses qualités de banderillero. Silence et une oreille coupée au 4.
Clementito fait preuve d'une verdeur certaine. Peu puesto, rarement dominateur, souvent désarmé, il sera, lui aussi, en dessous de ses novillos. Silence et une oreille (très généreuse) obtenue face au 6.
Au final, le seul triomphateur du jour, qui sortira a hombros, sera le ganadero de Villafranca.

Miguel de Burdeos