jeudi 26 août 2010

TOROS Y PLAYA


Sur le sable d'Illumbe, les six gris de la casa Martin et fils ont confirmé le bache que traverse cet élevage. Un concentré de ce que furent les sorties 2010 auxquelles j'ai pu assister (Saragosse, Vic, Dax). En vrac, de la faiblesse, peu de bravoure (des secondes piques symboliques et présentes pour respecter le règlement !!), peu voire pas de transmission, mobilité réduite, noblesse en version soseria, decastamiento. Problèmes liés à la sélection "adoucie", à l'alimentation, aux contraintes sanitaires qui imposent multiples "manipulations" du bétail ?

Sur le sable d'Illumbe, un cyclone essoufflé, un zébulon énervant, un torero.
J.J. Padilla n'est plus qu'une légère brise marine sur l'échelle des valeurs du toreo guerrier.
Antonio Ferrera pose quelques rares belles banderilles (deux paires por dentro de qualité) et une majorité à cornes passées, dépassées et repassées !! Et tout ce complique avec le chiffon rouge, souvent agité, rarement maîtrisé.
Diego Urdiales ne recule pas, fait face avec sincérité, s'arrime pour arracher quelques improbables muletazos et tue avec engagement. Le petit Diego d'Arnedo est devenu grand.

Sur le sable de la Concha, les belles de Donostia entretiennent avec grâce le teint hâlé de leur estival bronzage océanique. Certaines brunes au regard noir paraissent plus encastées que les gris de Victorino. Ici s'arrête le parallèle taurin. Le reste est une autre histoire ...

Miguel de Burdeos

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